Je suis chien et chat, je pourrais donc dire que j'ai eu trois vies.

                (je parle ici des vies choisies)

La première, je l'ai consacrée aux arts de la scène et puisque j’ai commencé par la musique, le cirque et le théâtre, ça m'a appris d'emblée qu'il était bon de maîtriser toutes les disciplines avant d'en choisir une et de la développer plus particulièrement.

Je ne touchais pas à tout ; tout me touchait.

        


Une vie de tournées, rock and roll, basée plus spécialement dans le sud (Toulouse et Montpellier).

À la fin, j'ai arrêté la vie en groupe plus que la scène elle-même - envies solo, comme d'écrire un livre (un polar), ce que j'ai fait.

La deuxième s'est passée à Paris. Le cinéma m'attirait et je pensais que c'était la juste continuité de ce que je faisais pour la scène : écrire, composer la musique, mettre en scène et jouer. Je me suis vite rendu compte que c'était un autre monde, une autre mentalité, et surtout une autre économie. Ça n'était pas ma place. Après plusieurs réalisations, j'ai donc décidé de ne garder que la fonction de scénariste.

Avec la  troisième et actuelle (en Picardie), j'ai quitté la ville pour la campagne; j'ai décidé alors  de ne vivre que par et pour l'écriture. Inventer des histoires et les écrire a toujours été le lien à toutes mes activités. Je suis donc irrémédiablement un auteur, un auteur multi mediums (livres, nouvelles, théâtre, journaux, cinéma, bande dessinée...).

Ces derniers temps, le théâtre et la bande dessinée m'ont rattrapé.

J'enchaîne l'écriture de pièces de théâtre, je me suis même remis à la mise en scène bien que le théâtre ait bien changé, trop relooké à mon sens par l'administratif, l'artistique se fait bouffer par le culurel.  Il m'a fallu dans ce nouveau contexte trouver les brèches pour garantir ma liberté artistique et surtout les bonnes personnes partageant le même état d'esprit...pas facile, mais toujours possible.

Quant à la BD, j'ai retrouvé la même énergie créative, ça reste inventif, ça bouge, et je m'y sens de mieux en mieux, ça promet...

Et si c'était à refaire : quelle perte de temps !

Sinon, je sors régulièrement de ma bulle pour lutter contre l’illettrisme et de façon générale contre l’exclusion en collaborant avec des associations en Picardie et dans la région parisienne, intervenant avec les marges ou dans des milieux touchés et sensibles (quartiers, gens du voyage, sdf, sans papiers, prisons, hôpitaux psychiatriques...)

 


Et pourtant...
barre noire